Le 13 août prochain sortira le prochain film Marvel : Les Gardiens de la Galaxie. Enthousiasmée par la bande-annonce, j’ai décidé de découvrir les aventures de ces Avengers de l’espace sur papier. Et c’est pareil que la bande-annonce : super fun ! Je vais tenter de vous convaincre de vous y mettre dans ma nouvelle critique de comics : Les Gardiens de la Galaxie tome 1.

A priori, impossible de lire Les Gardiens de la Galaxie à moins de passer par la V.O. Heureusement, Marvel Now!, l’évènement de la maison des idées (le surnom de Marvel) pour relancer ses ventes est passé par là. Ce n’est pas tout à fait la même chose que le reboot complet qu’a fait DC Comics. Marvel a gardé sa continuité mais a décidé de remettre toutes ses séries au numéro 1, et de refaire quelques épisodes de présentation pour attirer les lecteurs nouveaux. Plus simple pour la maison d’édition, mais pas forcément plus clair pour les lecteurs. L’efficacité a été très différente selon les titres… Si X-Men a été un ratage complet (toujours aussi peu clair pour les débutants pour la majorité des titres), Les Gardiens de la Galaxie passe le test haut la main !

Qui sont les gardiens de la galaxie ?

L’équipe est connue des fans de la série mais aussi du grand public depuis les bande-annonces pour du film : Star-Lord, Gamora, Drax le Destructeur, Rocket Raccoon et Groot. J’avais d’ailleurs eu un aperçu de ce dernier, un impressionnant homme-arbre, lors de ma visite de l’exposition L’art des super-héros Marvel.

critique de comics : les gardiens de la galaxie tome 1

Iron Man vient se greffer à cet ensemble dans la version papier, de manière plus ou moins inutile d’ailleurs. Peut-être que Marvel veut jouer sur la popularité du personnage suite à la trilogie cinématographique. Les fans des films seront déçus, ce n’est pas lui le centre de l’histoire pour une fois, on se concentre avant tout sur Peter Quill, alias Star Lord, le leader à moitié humain du groupe. Les premières pages sont consacrées à ses origines, on découvre comment son père J-son, alien de Spartax, s’est crashé sur terre et a rencontré sa mère. C’est du classique, mais mené assez finement pour qu’on s’attache au personnage principal et qu’on soit pris dans l’intrigue. La suite se gâte un peu… On se retrouve presque sans transition au milieu d’une bataille dans l’espace, ça explose littéralement de partout ! Les fanas d’action seront contents, les amateurs d’introspection un peu moins. On assiste aussi à une réunion du Conseil des Empires Galactiques menée par J-Son, le père de Star-Lord maintenant empereur de Spartax et réunissant des représentants des Shi’ar, Kree, Brood, de la Zone Négative, Badoon et Asgardiens. C’est chinois pour vous ? A vrai dire, ce n’est pas grave, il vous suffit de vous dire que ce sont pour la plupart juste « des méchants aliens ».  Rappelez-vous qu’il faut prendre ça à la légère ! Malgré tout, on se surprend à se demander comment certains personnages (bon, un personnage en particulier ! ) a pu changer à ce point entre l’introduction et le milieu de l’histoire…

critique de comics : les gardiens de la galaxie tome 1

Malheureusement, si on a le temps de découvrir Star-Lord, les autres restent relativement peu développés. On comprend vaguement d’où ils viennent, mais pas qui ils sont. Le scénariste de ce récit est le cultissime Brian Michael Bendis, créateur de la série Alias, du personnage de Jessica Jones (qui aura bientôt sa mini-série sur Netflix) et auteur de House of M, événement qui a bouleversé l’univers Marvel comics en enlevant les pouvoirs de presque tous les mutants de la planète. Et malgré mes (petites) critiques, il réussit remarquablement bien à dresser en quelques numéros un portrait sommaire mais attachant d’une équipe que beaucoup considèrent comme ringarde. Et vous connaissez déjà ma faiblesse pour les outsiders

En résumé : Il y a un sentiment de fouillis parfois, mais je me suis laissée emporter malgré tout. C’est une bonne introduction à l’équipe, pour s’y familiariser avant le film. Ce volume tombe à point nommé pour les débutants, vous pouvez investir ! Panini s’inspire enfin du travail remarquable de l’éditeur Français concurrent Urban Comics. Espérons que d’autres récits accessibles, publiés dans un format de qualité et à des prix corrects paraissent dans le futur !