En 2045, l’Islam est devenue la religion principale… Dans les laboratoires appartenant au Vatican, une machine à remonter le temps est inventée. Pour changer le présent, le pape envoie une armée de croyants en 312 après Jésus-Christ, à l’apogée de l’empire Romain. Constantin, le premier empereur chrétien, sera leur arme pour rendre le monde meilleur selon leurs convictions. Pour vous aider à savoir si vous l’achetez ou pas, voici ma critique du comics Pax Romana !

Pax Romana fait partie de ceux qu’on appelle « le futur des comics » . Et c’est vrai, on sort complètement de l’image qu’on peut avoir d’un comics : des gars en collant qui volent, des héroïnes court vêtue (ou tellement près du corps qu’on dirait du body painting) et qui se ressemblent toutes et surtout, la planète menacée par des extra-terrestres. Rien de tout ça ne se retrouve dans Pax Romana !

La première fois qu’on tourne ces pages est forcément une expérience intense. Le style graphique est tout simplement incomparable ! Jonathan Hickman, scénariste et dessinateur de Pax Romana , nous offre une oeuvre vraiment à part, qui passe d’une page presque vierge de tout dessin mais remplie de texte pour nous rapporter en entier une réunion entre les protagonistes principaux…à une double page représentant plusieurs personnages crayonnés, les seules couleurs étant des aplats jetés en arrière-plan comme de la peinture moderne !

Critique de comics Pax Romana
Nos yeux se régalent et notre cerveau aussi. Car il faut s’accrocher pour comprendre toutes les subtilités d’un récit qui envoie des chrétiens dans l’antique empire romain pour améliorer le présent ! Il faut avouer qu’on est perdus parfois entre les différents plans de croisade… Même si on ne sait que peu de choses sur les personnages, on retient bien ce qu’ils représentent, leur caractère et leurs défauts. On peut difficilement les qualifier de héros mais ce sont des humains, des vrais. Avec toute la beauté et l’horreur que ça implique.

Critique de comics Pax RomanaVous allez penser que je vous décrit la perfection, et bien non il fallait bien quelques reproches. Sans vouloir vous spoiler, la fin m’a beaucoup déçue. On a l’impression que Hickman en a eu marre de son histoire pleine de paradoxes temporels potentiels et qu’il a tout simplement bâclé sa conclusion. Il y a un vrai goût d’inachevé quand on referme ce livre, ce qui prend le dessus sur la claque qu’on avait prise au début. Il a déclaré au site Comicbook Resources qu’il était probable qu’il réécrirait des histoires se déroulant dans le même univers que celui décrit dans ce récit. Effectivement, ça permettrait de faire aboutir un peu plus l’univers mais moi je voulais lire un livre bien fait jusqu’au bout avant tout !

Bref : ce livre vaut vraiment le coup qu’on s’y intéresse, mais à feuilleter à la Fnac plutôt que dans votre bibliothèque…